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Enfants Entraide Jeunesse

Amar Deshwar • Calgary, AB

Amar Deshwar, 19 ans, divise sa vie en deux parties : avant et après son voyage en Inde.

« Nous avons visité la région de Lai Gow [en 2009], déjà doté d’une salle de classe; en voyant les élèves, j’ai remarqué à quel point une école peut changer la vie des jeunes, » dit Amar. Cette visite a aussi bouleversé la sienne.

Inspiré, il est retourné à Calgary et, avec l’aide de quelques amis, a fondé Right to learn, une initiative jeunesse à l’école secondaire Sir Winston Churchill. Ce projet a pour mission d’amasser des fonds pour renforcer l’éducation en Inde, ainsi que de rassembler les jeunes à Calgary afin qu’ils effectuent du bénévolat pour des enjeux de justice sociale.

La détermination d’Amar a porté fruit : grâce à l’aide d’Enfants Entraide, Right to learn a amassé 30 000 $ pour l’éducation en Inde, 1100 $ en soutien à Haïti après le tremblement de terre et 1500 $ pour apporter une aide d’urgence au Pakistan à la suite des inondations.

Aujourd’hui, Amar est à sa deuxième année d’études en biologie à l’Université de Calgary; il vise maintenant des études en médecine. Il continue de promouvoir des projets de Right to learn et a fondé un groupe sur son campus.

Amar Deshwar

« C’est vraiment difficile d’engager les jeunes, spécialement les garçons. C’est difficile de rassembler les gars cool et de les amener à se défaire de cette image et à réaliser qu’ils ont vraiment envie d’aider les gens. C’est un bon défi. »

Amar Deshwar
Le prix d’Amar est un voyage Me to We. Il a fait don de son prix à quelqu’un qui pourra à son tour profiter de cette expérience unique; le voyage d’une vie.

Action sociale

James Kamau • Edmonton, AB

James Kamau a grandi dans le quartier de Dagoretti à Nairobi, au Kenya, et cela lui a permis d’avoir une perspective locale sur ce qui doit être fait pour aider à briser le cycle de la pauvreté en Afrique.

Bien qu’il ait eu la chance d’aller à l’école primaire, secondaire et au collège, il voit encore la confusion qui entoure les jeunes dans sa communauté : les médias lui disent une chose et ses parents, autre chose. Les sports étaient la meilleure façon pour lui de s’évader.

James a découvert qu’il y avait quelques initiatives dans sa communauté qui visaient à célébrer des jeunes qui étaient simplement des jeunes. Ainsi, il a créé l’organisation Dagoretti Amani pour aider à déconstruire l’idée que les jeunes sont responsables de tous les crimes et problèmes de drogue à Nairobi.

« Nous avons apporté une vision différente démontrant le potentiel des jeunes, » dit James. En 2006, James a déménagé au Canada et, deux ans plus tard, il a créé Youth Initiative Canada, une organisation qui renforce les jeunes au Kenya par le biais de trois piliers : les sports, l’éducation et l’entreprenariat.

Il encourage les Canadiens à donner leur vieil équipement sportif afin que plus d’enfants africains puissent faire du sport et expérimenter la stabilité et le soutien qu’offre une équipe sportive. Le travail de James a également permis l’achat d’uniformes, obligatoires en Afrique, pour les enfants africains afin qu’ils puissent aller à l’école.

En outre, James a inspiré les jeunes Africains à partager leurs idées afin qu’ensemble ils développent des façons pour que leur communauté reconnaisse leurs potentiels.

« Il y a beaucoup de jeunes qui ont de bonnes idées », dit James. Il croit qu’on doit reconnaître le talent des enfants et les encourager.

James Kamau

« Nous avons apporté une vision différente démontrant le potentiel des jeunes. »

James Kamau
James utilisera l’argent de son prix Me to We pour construire la première bâtisse sur leur terrain: ils auront désormais une salle de réunion, un bureau, un centre communautaire et une salle de formation.

Éducateur

Ryan Wakefield • Kelowna, BC

Ryan Wakefield a comme mission d’insuffler à ses élèves l’idée qu’ils peuvent être l’âme derrière le changement, localement et internationalement. La plupart des 500 élèves de l’école Springvalley à Kelowna, en Colombie-Britannique, viennent de milieux défavorisés et de familles monoparentales. Ryan a réussi à engager ses élèves et a aidé à instaurer une culture scolaire axée sur l’aide et la compassion.

Ryan a joué un rôle prédominant dans la création du Builders Club, un groupe de justice sociale à Springvalley qui organise des collectes de nourriture et de vêtements et amasse des fonds pour des organisations telles que Vision mondiale. Au cours des trois dernières années, les élèves de Springvalley ont amassé plus de 50 000 $ pour Vision mondiale grâce à leur « 30 heures de famine ».

« Les enfants sont si fiers de leurs accomplissements, dit Ryan. C’est leur dur travail et les sacrifices qu’ils font qui ont permis d’amasser tout cet argent. Nous savons que de nombreux enfants pourraient utiliser cet argent pour eux, mais ils le donnent plutôt pour aider quelqu’un d’autre. »

Ryan donne à ses élèves tout le crédit pour le succès des ces efforts compassionnels. « Rien de tout cela n’arriverait dans notre école et notre communauté si nous n’avions pas d’élèves qui étaient vraiment motivés à créer du changement. »

Ryan Wakefield

« Lorsqu'ils ont une idée en tête, rien ne les arrête! Ils ont une vision, un but et il n'y a rien qu'ils ne peuvent pas faire. »

Ryan Wakefield

« Lorsqu'ils ont une idée en tête, rien ne les arrête! Ils ont une vision, un but et il n'y a rien qu'ils ne peuvent pas faire. »

Jeunes en action (moins de 12 ans)

Bryden Hutt • Yarmouth, NS

Bryden Hutt est un jeune garçon, gentil et aimant. Âgé de seulement quelques semaines, il a été diagnostiqué du syndrome Omenn, une immunodéficience très rare. Au cours des années, il a fait face à de graves problèmes médicaux et il a dû se rendre à l’hôpital à de nombreuses reprises pour recevoir des interventions chirurgicales. À l’âge de trois mois, il a subi une transplantation de la moelle osseuse qui lui a sauvé la vie.

À l’âge de quatre ans, grâce à la Fondation Rêves d’enfant, il a eu la chance de faire un voeu. Il avait deux souhaits : faire un voyage à Disneyworld et rencontrer son donateur de moelle épinière : « L’homme qui a sauvé ma vie, » comme il le dit si bien.

Grâce à cette expérience, il a appris l’importance d’un voeu pour un enfant, surtout lorsque les rendez-vous à l’hôpital font partie du quotidien.

« Je sais à quel point mon voeu m’était spécial, dit Bryden, et je veux aider les gens à sentir comme moi j’ai eu la chance de me sentir. »

Au cours des quatre dernières années, Bryden, maintenant âgé de 8 ans, a amassé plus de 20 000 $ pour la Fondation Rêves d’enfant en effectuant du porte-à-porte, en vendant du chocolat et en faisant la promotion de la Marche pour des rêves de la fondation.

Bien que Bryden affronte quotidiennement de nombreux défis, son attitude contagieuse et sa joie de vivre sont une inspiration pour tous. C’est un vrai héros communautaire.

Bryden Hutt

« Dans les années à venir, Bryden continuera de soutenir la Fondation Rêves d'enfant de toutes les façons possibles afin d'aider les enfants à vivre leur rêve. Ça lui tient tellement à coeur. »

Wendy Hutt, mère de Bryden.
Le prix Me to We de Bryden sera remis à la Fondation Rêves d’enfant.

Jeunes en action (13-17 ans)

Jacqueline Villeneuve • Sudbury, ON

Jacqueline Villeneuve, 17 ans, a toujours été attirée par l’Afrique. En 2009, elle a visité le continent pour la première fois et a été marquée par la rencontre d’enfants qui avaient son âge, mais n’étaient qu’en 7e année : ils avaient mis leur éducation de côté pour aider leur famille.

« J’ai senti que c’est ce que je voulais faire de ma vie, dit Jacqueline. Je savais que ma passion, c’était faire du bénévolat au Kenya. »

En juillet 2012, Jacqueline a fait du bénévolat pendant un mois à Watoto Wa Baraka, un orphelinat africain. Elle aidait avec les tâches quotidiennes et parlait aux gens dans le village des problèmes à régler.

Elle travaille maintenant à l’ouverture de son orphelinat, baptisé Zawadi La Tumaini (ce qui signifie « Cadeau d’espoir » en Swahili). La construction commencera en février. Inspiré par Geoffrey Ndungu, fondateur du Watoto Wa Baraka, son plan pour l’orphelinat comprend trois étapes : développer un programme axé sur des moyens d’existence durables, créer un programme d’alphabétisation et héberger 40 enfants. Son but est d’atteindre ces objectifs trois ans après l’ouverture.

En avril dernier, pour sensibiliser son entourage, Jacqueline a organisé le « Change pour le changement » à l’école secondaire de la Confédération à Sudbury, en Ontario. Dans le cadre de cette initiative, les élèves étaient invités à donner leur monnaie en allant à la cafétéria. Elle a également invité le public à donner généreusement grâce à la radio et aux journaux locaux. Jacqueline retourne en Afrique en novembre et espère recevoir sa double citoyenneté kenyane-canadienne afin de pouvoir continuer à développer et à gérer le Zawadi La Tumaini.

Jacqueline Villeneuve

« À mon retour à la maison, je voulais passer à l'action. Quelque chose à l'intérieur de moi me disait qu'il était temps de suivre mon cœur et d'ouvrir mon propre orphelinat. »

Jacqueline Villeneuve
Jacqueline utilisera l’argent du prix Me to We pour construire la première structure, un dortoir, pour le Zawadi La Tumaini.

Dans la communauté

Bill Borger • Calgary, AB

Bill Borger a accompli quelque chose que seulement quatre autres personnes dans le monde ont fait également : traverser La Manche et escalader le mont Everest.

Et, en cours de route, il a aidé deux organisations importantes. En 2000, Bill a traversé La Manche à la nage et a amassé de l’argent pour l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM).

Alors un membre du conseil de l’ACSM, Bill a pensé que cette traversée serait une façon parfaite d’amasser des fonds, en raison du défi psychologique qu’il devrait surmonter pour accomplir cet exploit.

« J’ai pensé que c’était relié aux enjeux auxquels font face les gens », dit-il. Il a complété la traversée en deux étapes, avec un temps final de 12 heures et 11 minutes.

Une autre des activités préférées de Bill est l’escalade et, cette année, il a décidé de se mettre au défi de gravir le mont Everest. Il a choisi d’amasser des fonds pour un groupe important pour sa famille, la Calgary Handibus Association, qui effectue souvent des sorties avec sa grand-mère. Une fois de plus, Bill cherche à faire un lien entre son défi et l’organisation qu’il soutient. 

« Je voyais un lien entre les difficultés d’arriver au sommet de la montagne et leurs difficultés de se déplacer en ville chaque jour », dit-il.

Six semaines après le début de son ascension, le 12 mai, Bill a atteint le sommet et il avait amassé suffisamment d’argent pour offrir quatre nouveaux autobus entièrement équipés au Calgaray HandiBus Association.

Bill continue de chercher de nouveaux défis et de nouvelles organisations à soutenir.

Bill Borger

« Dans la vie, je voulais vivre certaines aventures et m'amuser : c'est pourquoi j'ai choisi de le faire. »

Bill Borger
Bill utilisera l’argent du prix Me to We pour aider à acheter un nouvel autobus pour le Calgary HandiBus Association.
*Canadian Living Me to We Award winner profiles courtesy of Canadian Living, as featured in the October 2011 issue.